Source : Emission Public Sénat Allons plus loin du lundi 9 mars 2020

Un bond entre rentabilité et virus de la peur

Comme toute crise vécue ou subie il y a les leçons à apprendre de l’épisode. La peur d’un virus ou le virus de la peur laissant place à la panique. L’instinct de survie inhibé si longtemps nous rappelle à chacun de nous que la vie n’a pas de prix mais qui peut paraître égoïste quand il se transforme en acte d’achat compulsif en dévalisant un supermarché de produits de première nécessité.

On s’interroge sur le lien qui peut exister entre des hôpitaux au service de notre société alors qu’au quotidien on demande à ces organismes qu’ils se cherchent un modèle rentable devant fonctionner comme une entreprise mais devant également répondre aux engagements du gouvernement liés à l’urgence.

Qui est le pilote de l’avion ? La demande d’autonomie des services liés à la santé n’est pas entendable.

Ce virus soulève clairement différents points

  • Sur la question des hôpitaux
    • la non adéquation entre les moyens humains et techniques actuels des hôpitaux liés au vieillissement de la population,
    • les compétences en réanimation en manque dans les hôpitaux,
    • le manque de formation des premiers gestes de secours de tout un chacun.
  • Sur la question des productions
    • la délocalisation de la fabrication de médicaments, des pièces spécifiques, des denrées alimentaires ou vestimentaires,
    • la méconnaissance des méthodes de production
  • Sur la question du travail
    • le télétravail mal vu par les employeurs en manque de confiance de leur salariés.
    • le délai de carence de trois jours pour maladie ne facilite pas la non propagation des microbes.
  • Sur la question de l’origine des fragilités respiratoires
    • l’habitat indigne par la présence de moisissure devrait être une priorité,
    • l’utilisation des pesticides dans des habitations,
    • le surdosage de médicaments, maltraitance psychologique et solitude des personnes âgées.

Ce virus remettra peut-être un peu d’humanité dans notre quotidien.

On en revient toujours à la nécessité de devoir s’écouter, écouter son corps et rester chez soi quand on est fatigué, plutôt que de venir travailler et de contaminer ses collègues ou de consulter un médecin afin de guérir plus vite avec l’aide de médicaments.

A vouloir aller trop vite, être toujours plus productif on pollue par le transport, la fabrication et l’élimination de ces médicaments fabriqués en Chine, en Inde et qui se retrouvent dans nos eaux.


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