Le printemps 2020 poursuit son ascension dans l’atteinte aux libertés.

Domaine public : croisement des libertés individuelles et collectives

Entrer dans un magasin, un bus, un train, une école en ayant l’obligation de porter un masque est contradictoire quand on se rappelle la loi de 2010 interdisant de se couvrir le visage dans l’espace public.

Le terme espace public apparu vers 1800 laisse penser que l’espace appartenant à l’Etat reste accessible sous certaines conditions à tous.

Le 10 septembre 1900 le maire du Kremlin-Bicêtre prend un arrêté pour interdire le port de la soutane dans l’espace public de sa commune en expliquant que :

« Si le costume dont s’affublent les religieux peut favoriser leur autorité sur une certaine partie de la société, il les rend ridicules aux yeux de tous les hommes raisonnables et l’Etat ne doit pas tolérer qu’une catégorie de fonctionnaires serve à amuser les passants »

La loi du 15 mars 2004, article L 141 5 1 du code de l’éducation dispose que dans les écoles, collèges, lycées publics le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit.

La loi du 11 octobre 2010 interdit elle la dissimulation du visage dans l’espace public. Elle prévoit une peine d’un an de prison et 30 000 euros d’amende pour toute personne obligeant une femme à porter le voile intégral. Peine doublée pour une mineure.

Le texte condamne la dissimulation du visage dans l’espace public sous peine de 150 euros d’amende. L’adoption de la loi est définitive en septembre 2010.

Un domaine public à visage découvert ou presque

« La république se vit à visage découvert » clamait le gouvernement de 2010.

Un site internet www.visage-decouvert.gouv.fr avait même été créé.

La loi Loi N°2010- 1192 . Article 1er : Nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage.

Article 4 : le fait pour toute personne d’imposer à une ou plusieurs autres personnes de dissimuler leur visage par menace, violence, contrainte, abus d’autorité ou abus de pouvoir, en raison de leur sexe est puni d’un an d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.

La République se vit à visage découvert, dans tous les lieux publics : voies publiques, transports en commun, commerces et centre commerciaux, établissement scolaires, bureaux de poste, hôpitaux, tribunaux, administrations…

Dix ans après c’est le gouvernement lui même qui oblige à se couvrir le visage dans des espaces publics.

Des masques en tous genres voient le jour un peu partout, fait de vieux vêtements récupérés dont on ignore leur efficacité. Il y a ceux arrivant directement de Chine, du Vietnam ou d’ailleurs. Il y a ceux qui sont avec et ceux qui sont sans masque. Les regards plein de compassion pour ceux qui osent encore affronter les courses dans les hypermarchés à visage découvert.

Il est impossible de reconnaître une personne portant une casquette ou un bonnet, des lunettes et un masque dans la rue.

Quelles sont les nouvelles normes de cette société et pour combien de temps ces normes vont-elles être mises en place ? De l’espace public la notion de liberté va-t-elle disparaitre totalement ? Sommes nous en train de changer de république ? La santé devient-elle la nouvelle religion de nos sociétés ? Comment traite-t-on les malades et leur famille dans cette (nouvelle) république ?

A lire aussi


×
CRÉER UN COMPTE VOUS AVEZ DÉJÀ UN COMPTE?

 
×
FORGOT YOUR DETAILS?
×

Go up