Le Grenelle de l’environnement, le cérémonial des pays tous unis pour un même objectif lié à l’humanité, ralentir le réchauffement climatique, aller contre la fatalité de l’augmentation de la pollution à coup de milliards d’euros, ça c’était en 2015. Tout cela aurait été possible dans un monde où l’humanité serait l’objectif commun de nos sociétés. Mais ce serait oublier les industriels de l’agrochimie, la rentabilité des cultures ou la bourse sur les produits agricoles.

Depuis le 1er janvier 2019 les particuliers ne peuvent plus utiliser des produits phytopharmaceutiques de synthèse chimique. Ils sont invités à rapporter les produits de ce type là qu’ils auraient encore chez eux. Un site web existe pour trouver le lieu de collecte le plus proche : ecodds. La liste des produits autorisés est disponible ici.

Pour les professionnels c’est beaucoup plus compliqué, il s’agit d’un marché énorme, avec une industrie, des emplois, des actionnaires.

Janvier 2022 – la fin des pesticides programmée ?

Pourquoi l’année 2022 sonne comme une date fatidique pour la vie des pesticides ? C’est la loi appelée Egalim, texte en vigueur depuis le octobre 2018 pour une alimentation plus saine et durable qui veut permettre de payer le juste de prix aux producteurs, de renforcer la qualité sanitaire, environnementale et nutritionnelle des produits et aussi favoriser une alimentation saine, sûre et durable pour tous ! Lire la loi n° 2018-938 du 30 octobre 2018 pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous.

Elle est composée de 97 articles, nous notons particulièrement l’article 83 en son paragraphe 4 elle dit que sont interdits à compter du 1er janvier 2022 la production, le stockage et la circulation de produits phytopharmaceutiques ayant des substances actives non approuvées pour des raisons liées à la protection de la santé humaines, animale ou de l’environnement … selon le règlement du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 et sous réserve du respect des règles de l‘Organisation Mondiale du Commerce.

A lire l‘article du journal Le Monde traitant de la hausse du recours au pesticides hausse de 24% du recours au pesticides par rapport à 2017

A lire ici le rapport de la Cour des Comptes

L’humanité sera-t-elle écrasée par la rentabilité ?

Le cours du blé n’est jamais maîtrisé ni au moment de l’achat des semences, ni pendant les cultures mais seulement au moment de la vente du produit de la récolte. Les agriculteurs sont les ouvriers soumis aux aléas climatiques, politiques, des marchés financiers et endossant une image liée à l’environnement qu’ils ne maîtrisent pas. Souvent seuls, parfois dans la pauvreté, vivant mal du résultat financier de leur travail, conseillés par des représentants des industries agrochimie, pour traiter les mauvaises herbes ils vont bien souvent aller vers la solution nécessitant le moins de temps. Même si le produit phytosanitaire a un cout, l’utilisateur verra le temps qu’il gagne à son usage car il exerce souvent une autre activité professionnelle à côté.

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