Comme c’est facile de donner le conseil de prendre du recul, la méthode que nous pourrions adopter est de regarder derrière nous. Pour se faire les cours d’histoire peuvent servir, internet mais aussi les bons vieux livres encyclopédiques rangés au grenier.

L’histoire de l’épidémie : mémoire de la France

Personnellement j’ai ressorti le livre « Mémoire de la France, des origines à nos jours » de chez Larousse. Il contient 912 pages, 1500 illustrations et il est même relié, paru en 2001, cela fait juste 19 ans, une bagatelle.

Intéressons nous aujourd’hui à une autre épidémie qui a marqué nos ancêtres à savoir le choléra, en 1832 à Paris, en mars.

Je cite « fléau réservé jusque là à la lointaine Asie, atteint Paris. D’abord rares sont ceux qui s’émeuvent. Le poète allemand Heinrich Heine voit, le jour de la mi-carême, « des masques qui parodiant la couleur maladive et la figure défaite, raillent la crainte du choléra et la maladie elle-même ». Pourtant, l’épidémie qui commence alors fera plus de 100 000 mort dans le seul royaume de France… »

A l’époque les autorités diffusent de douces informations mensongères afin de ne pas inquiéter la population. Le gouvernement parle alors d’une maladie ne présentant que peu de danger lorsqu’elle est prise à temps.

Le choléra circule par les mains, les aliments, l’eau et pénètre dans l’organisme par la bouche et s’attaque à l’intestin. Le sujet atteint est pris de vomissements, diarrhées, il perd le quart de son poids et il a les yeux révulsés, la peau gris-bleu et peut trouver la mort en moins de 12 heures.

Aujourd’hui 90% des malades sont sauvés par perfusion.

Mais le remède est l’hygiène : cuisson des légumes, usage d’eau bouillie, réseaux d’égouts empêchant la contamination de l’eau potable par les eaux usées.

L’histoire de la psychologie de l’épidémie

Les parisiens croient que le choléra est un empoisonnement, que les riches font tuer les pauvres. Des remèdes en tous genres voient le jour, des poudres, du camphre, ou du chlorure. Il y a des violences, de nombreux morts s’ajoutent à l’épidémie de choléra.

Les médecins ne connaissent pas les remèdes efficaces. Sont proposés des mélanges de punch et de camomille, des frictions de teinture de cantharide…

La maladie tue un contaminé sur deux à l’époque, elle est nouvelle et on ne sait pas comment la traiter, elle est foudroyante. En 1854 la nouvelle épidémie épargne pratiquement la capitale.

L’épidémie s’apaise d’elle même six mois après son apparition, 18 402 morts à Paris et nombreux n’ont pas été mentionnés sur le registre d’état civil.

Aujourd’hui 90% des malades sont sauvés par perfusion.

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